Vendredi 17 octobre 2008
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Actualités
180 000 salariés sont menacés de chômage dans le secteur du bâtiment
en raison de la baisse de la construction dans le neuf, estime Alain Dinin, PDG
d'un important groupe immobilier, dans une interview au Monde datée de
vendredi, se basant
sur l’hypothèse de la perte de 90 000 mises en chantier en un an. Il précise que «les pertes de chiffre d’affaires ou de recettes fiscales pour l’État
pourraient atteindre
la somme de 3 milliards, rien que pour la TVA».
Vendredi 17 octobre 2008
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La gestion de la
crise par la majorité se traduit par un véritable dépouillement de l’habitat social! «D’un côté,le gouvernement présente un budget qui s’apprête à mettre à mort le 1%logement,en l’amputant d’1
milliard d’euros pour combler les trous du budget de l’État, privant du même coup le secteur financier de cet apport issu des entreprises, constate le rapporteur du budget Logement pour la loi de
finances. De l’autre, le Premier ministre dit vouloir réaffecter au financement de l’économie et au sauvetage d’établissements bancaires l’argent de l’épargne populaire à travers le livret A.
Aujourd’hui, on apprend que l’État s’engage à acheter 30 000 logements que les petits épargnants ne pourront certainement pas habiter ».
Comble d’ironie,Christine Boutin s’apprête à présenter un texte qui met à mal la loi SRU,avant de proposer un budget pour l’aide à la
construction qui passera de 800 millions d’euros, en 2008, à 550 millions l’an prochain, pour atteindre 350 millions en 2010.
Avec une augmentation de 11, 5 millions d’euros en 2009 pour un total de 112,3
millions d’euros, l’Elysée dope ni plus ni moins son budget de 11%. Il s’agit de la hausse la plus importante, depuis au moins cinq ans, du budget de la présidence. Alors qu’il met toutes
les administrations de l’Etat à la diète, Nicolas Sarkozy réussit là un énième tour de passe-passe financier et s’octroie de bien belles et conséquentes enveloppes.
Quelques chiffres, aussi effarants que scandaleux qui
pourraient bien en cacher d’autres encore plus surprenants, étant donné le manque de transparence sur ce sujet :
-
- Les dépenses de personnel (1031 personnes), de l’ordre de 70 millions d’euros, correspondent à celle d’une ville de 100 à
150 000 habitants.
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- Les charges de fonctionnement du Palais de l’Elysée (fournitures, télécommunications, frais de réception…) connaissent cette année une hausse de
25,2%
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- La rémunération de 98 collaborateurs du Président, après une augmentation de 26,8% l’an dernier, augmente à nouveau de 20%. Qui, en France, à vu son salaire augmenter de près de 50% en deux ans ?
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- Le coût des voyages de la Présidence a
littéralement explosé de 33%.
A un tel rythme, Nicolas Sarkozy doublera en cinq
ans le budget de l’Elysée, après avoir augmenté, l’an dernier, son salaire de 172 % !!!
Jeudi 16 octobre 2008
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Education en
danger et Loi sur le service minimum :
Les élus socialistes et républicains réagissent
La loi sur le service minimum, dispositif élaboré par
Xavier Darcos afin de substituer des fonctionnaires municipaux aux enseignants en grève, a été votée à la faveur de l’été, le 20 août, laissant sans réponse les oppositions
exprimées.
Tout en respectant les règles
de la République, le Parti socialiste et la FNESR (Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains) rappellent qu’ils s’étaient fortement opposés au principe de ce dispositif au moment
de l’adoption de cette loi et dénoncent, aujourd’hui, les graves difficultés de son application, aussi bien pour les grandes que pour les petites communes, ainsi que les coûts laissés à la charge
des collectivités.
C’est une nouvelle fois la marque du peu d’estime dans lequel ce gouvernement tient les collectivités et les élus territoriaux.
Dans ce contexte, nous
appelons à la mobilisation nationale de dimanche prochain, 19 octobre, à Paris, au côté des organisations de la communauté éducative qui dénoncent le budget 2009 de l’Education nationale et une
nouvelle suppression de 13 500 postes (40 000 postes appelés à disparaître sur 3 ans). Plusieurs élus boulonnais se rendront d’ailleurs dans la capitale afin de
prendre part à ce rassemblement et de défendre le service public d’éducation.
La politique de restriction budgétaire reconduite et accentuée par le gouvernement Fillon, qui met en cause les conditions d’enseignement et d’accueil des élèves, va
inéluctablement aggraver les inégalités et porter atteinte à la démocratisation de la réussite scolaire pour tous les jeunes. Elle porte en elle les prémices d’une
école à deux vitesses.
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