Mercredi 30 avril 2008
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Publié dans : Mon travail de Député
Par note en date du 29-04-2008, Frédéric CUVILLIER a attiré l'attention de Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d'Etat
chargé des Transports, concernant les menaces pesant sur les Entreprises de Transport Routier de produits frais – Double Equipage- et sur l’emploi.
Les entreprises de transport routier doivent aujourd’hui faire face à de grandes difficultés liées à la gestion du
transport routier des produits frais en double équipage, celles-ci risquant de les conduire à licencier une partie considérable de leur personnel.
Le droit du travail, dans ce domaine, est largement conditionné par le règlement CE n°561/2006, entré en vigueur le 11
avril 2007, qui autorise, en double équipage, sur une période de 30h, un temps de travail effectif égal à 21h.
Or, depuis Janvier 2008, l’Inspection du Travail fait, elle, également application de l’article L213-11 du code du
travail. Selon ce texte, la durée quotidienne du travail d’un salarié appartenant au personnel roulant d’une entreprise de transport routier ne peut excéder 10h…
La combinaison de ces différents textes fait perdre tout intérêt au système de navigation en double équipage et fait
peser de graves menaces sur l’emploi.
En effet, la période durant laquelle le co-conducteur ne conduit pas est considérée par l’Inspection du Travail comme
une période de travail effectif.
Ainsi, pour les conducteurs étrangers en double équipage, le temps de conduite autorisée est de 21h sur une période de
30h, conformément à la réglementation européenne, alors que pour un double équipage français, il est de 10h…
Cette lecture nouvelle rend donc totalement inutile le transport en double équipage puisque celui-ci ne permet pas
d’obtenir, avec deux conducteurs, une plus grande amplitude de conduite qu’avec un conducteur seul.
Cette question est cruciale pour Boulogne-sur-Mer, 1er Centre Européen de Transformation des Produits de la Mer : 500
emplois directs du secteur transport logistique sont en effet concernés.
Le personnel et les directeurs d’entreprises de transport préconisent donc de façon unanime que le co-conducteur soit
certes rémunéré, mais aussi considéré comme étant en temps de pause pour la période durant laquelle il ne conduit pas.
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