La négociation des quotas de pêche qui vient de s'achever dans la nuit de vendredi à samedi a accordé des niveaux de capture satisfaisants pour nos marins pêcheurs et en particulier en Manche/Mer du Nord.
L'intransigeance initiale de la Commission européenne a finalement cédé à la pertinence des arguments des organisations de producteurs.
Ils ont démontré que leur gestion rigoureuse de la ressource commençait à porter ses fruits.
Comme le reconnaissent les scientifiques, plusieurs stocks montrent en effet des signes encourageants, autorisant une augmentation parfois significative des quotas en Manche/Mer du Nord: sole (+15 %), merlan (+15%), hareng (+69%) notamment.
Dans la continuité des décisions prises l'année dernière, c'est donc la preuve que l'état de ces stocks s'améliore sensiblement d'année en année.
Le fait marquant est que la Commission a renoncé à appliquer la réduction de 18 % de l'effort de pêche qu'elle envisageait.
L'interprétation de l'article 13 du plan cabillaud par le Comité national des Pêches et pas son homologue britannique a donc prévalu et nous les félicitons de l'unité qu'ils ont affichée en la circonstance.
Cette mesure est essentielle pour préserver les marges de manœuvre de nos armements hauturiers notamment et nous nous en réjouissons.
Dans l'attente de la publication définitive du compromis adopté tôt ce matin, la priorité réside désormais dans la défense des intérêts de la pêche française au cours de la longue et difficile négociation de la réforme de la politique commune des pêches.
Nous serons vigilants à ce que sur les questions centrales de rendement maximal durable, de concessions de pêche transférables et d'interdiction des rejets, les pêcheurs et leurs organisations professionnelles soient respectés comme des interlocuteurs légitimes et représentatifs de toute une filière

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