Frédéric Cuvillier

Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB

Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral

Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer 
         

Boulogne-sur-Mer

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Ce qui m'a marqué

Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 10:33
- Publié dans : Ce qui m'a marqué

 

Hommage à Maryse
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C’est, marqués par la plus profonde des tristesses, empreints de cette effroyable douleur, qui depuis vendredi et l’annonce de la disparition de Maryse s’empare de nous, que nous nous réunissons nombreux aujourd’hui.

 

Il ne s’agit pas pour nous, Maryse, de te rendre un dernier hommage, car nous aurons à cœur, jour après jour, au détour de chacune de nos actions et de chacun de nos gestes, par nos pensées, par nos réalisations, de te rester fidèles.

 

Nous sommes nombreux près de toi, autour de ta famille, amis, élus, responsables d’associations, représentants institutionnels, citoyens et citoyennes, nous sommes nombreux pour te témoigner notre amour, notre amitié, notre reconnaissance pour ton action à nos côtés.

 

Et si nous sommes aussi nombreux depuis vendredi à échanger notre tristesse, notre malaise, dans notre ville comme étourdie par cette terrible nouvelle, c’est parce que, avec tous, tu avais partagé un moment de ton existence.

 

Car combien de personnes dans la souffrance n’as-tu pas aidées ?

Pour combien de citoyens dans la détresse n’as tu pas agi ?

Combien de causes des plus justes n’as tu pas défendues ?

 

C’était cela ton existence, c’était cela ta raison d’être. Aujourd’hui, nous nous arrêtons pour te regarder pour retracer ce que tu as fait, pour rassembler les innombrables souvenirs, et, de ce moment d’intense communion, jaillissent tant de leçons, tant d’exemples à suivre...

 

Femme de solidarité, Maryse était ennemie de tout égoïsme. Il n’y avait pas pour elle de petites causes, de petites peines. Chacune et chacun devaient pouvoir bénéficier de la même attention. Chacun avait la même dignité. Car la détresse des gens l’insupportait. Maryse ne se contentait pas de tendre la main, elle allait bien au delà, suivant dans le temps les personnes dont elle s’occupait, les entourant de conseils, de recommandations ; elle leur traçait le chemin à suivre pour se reconstruire en n’hésitant pas, parfois, à se montrer un peu rude, pour mieux aider chaque membre des familles qu’elle apprenait à connaître. Elle savait écouter, elle savait aussi parler aux personnes en difficulté avec respect et sans les blesser.

 

Il arrivait souvent qu’au détour d’une conversation elle me donne des nouvelles de telle ou telle famille ou personne qui, plusieurs années auparavant avait été victime d’un drame de la vie et que nous avions soutenu. C’était une femme attentive à son prochain.

 

Ce qui était vrai de sa vie publique l’était aussi dans sa vie privée. Nombreux sont ses amis qui peuvent témoigner de son écoute, de son aide, de son dévouement.

 

La dignité qu’elle donnait à son action, c’était la grande pudeur dont elle entourait tous ses actes, tous ses gestes. Maryse était une femme sincère. Sincère dans ses engagements, sincère dans ses actions. Elle ne tirait aucune gloire de son rôle d’élue, c’était, au contraire pour elle, une exigence supplémentaire d’agir pour la population. Elle n’était là ni pour plaire ni pour se faire aimer, elle était là avant tout pour agir et pour aider en toute simplicité. Elle voulait être utile.

 

Maryse était honnête, franche et directe; elle détestait le mensonge sous toutes ses formes et la rouerie. Souvent elle exigeait qu’on lui parle en vérité. Elle savait la société imparfaite, souvent égoïste ; elle connaissait les travers des personnes. Loin d’en être désabusée, elle n’en tirait que plus de force. C’était la preuve pour elle que son action n’était pas terminée...

 

Maryse était une femme discrète voire secrète mais engagée et militante. Elle était de toutes les manifestations et de tous les combats. Combats pour plus de justice, pour une plus grande solidarité, combats pour les valeurs des droits de l’homme.

 

Choquée par certaines méthodes, elle rejoignit, après avoir été longtemps une militante de l’ombre, le Parti Socialiste en 1989 après la défaite des élections municipales. Car c’était bien elle, s’engager aux moments les plus difficiles, au moment où chaque geste compte pour marquer sa fidélité et construire l’avenir, dans l’adversité.

 

Ce qu’elle attendait des autres, la vérité et la sincérité dans l’action, elle le mettait dans ses engagements. Aux côtés de Guy LENGAGNE, elle devint conseillère municipale d’opposition en 1995, puis à l’occasion de l’élection municipale de 1996, elle devint Adjointe au maire, Vice-Présidente du C.C.A.S. Elle reçut également la responsabilité de nos aînés, auprès desquels elle s’impliquait particulièrement. Ces délégations, elle les garda 10 années durant, jusqu’à sa disparition.

 

Marquée par l’abandon des personnes notamment les plus âgées, elle avait entrepris d’agir. Je me souviens de son initiative en direction de toutes ses personnes qu’elle savait seules dans les quartiers ; elle ne pouvait supporter l’indifférence de la société, et elle avait entrepris, dans chaque quartier de la ville, d’organiser des après-midis de rencontres festives pour nos aînés pour les aider à mieux se connaître. Ce fut une troublante réussite.

 

Elle avait également la charge dans la ville des espaces verts et des cimetières. Dans chacune de ses missions elle mettait de l’engagement et du cœur. Surprenante dans ses initiatives, elle démontrait toujours par les faits et par ses succès qu’elle était dans le vrai et qu’il fallait lui faire confiance.

 

Nous en parlions encore hier soir, cher Guy LENGAGNE, Maryse qui avait œuvré à vos côtés, puis aux miens, en qualité d’adjointe, était véritablement une élue d’exception, toujours à la tâche ! C’était une précieuse collaboratrice sur laquelle, à toute heure de la journée, ou de la nuit - lorsque des sinistres se produisaient dans la ville - on pouvait compter.

 

Nous perdons aussi, je perds, une amie des plus sincères, des plus proches. Une amie qui me parlait sans détours, qui me faisait part de ses craintes, de ses inquiétudes, et qui entendait par un mot, un conseil, me mettre en garde ou m’alerter, Maryse était précieuse. Parfois elle entrait à pas feutrés dans mon bureau de peur de me déranger, nous échangions quelques mots et lorsque nous n’étions pas d’accord, elle restait sur sa position, mais me lançait un regard avec une petite pointe de malice une petite lumière dans l’œil… Cela s’appelait simplement de la complicité.

 

Maryse, samedi matin, nous devions présider ensemble l’assemblée d’une association caritative pour laquelle tu avais œuvré. Il m’a été remis une médaille avec ces quelques mots gravés... quelques mots qui te caractérisent tant : « tout ce qui est humain est nôtre »...

 

Maryse, nous te resterons fidèle par la pensée comme tu l’as été par ton action.

Frédéric Cuvillier
20 novembre 2007

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 17:19
- Publié dans : Ce qui m'a marqué
Maryse-9.jpg    Décès de Maryse LATOUR









C’est avec une profonde émotion que j’ai la tristesse de vous faire part du décès de Maryse LATOUR, adjointe chargée du 3ème Age, des Espaces Verts, des Cimetières et des Affaires sociales, survenu brutalement le 16 novembre 2007.

Maryse était connue pour ses qualités humaines, son dévouement et sa discrétion qui lui valaient respect et amitié.

Récemment encore, Maryse consacrait tout son temps aux problèmes sociaux multipliés avec la période hivernale, à l’organisation des fêtes de fin d’année pour nos Aînés, à la solidarité envers les plus démunis avec le «Noël des Margats»... Elle y mettait tout son cœur et toute son énergie, je peux en témoigner.

Nous garderons le fidèle souvenir de notre collègue et amie qui aura consacré son existence à ceux que la vie n’a pas ménagés, pour que personne ne reste au bord du chemin,

 

Frédéric CUVILLIER
Député- Maire de Boulogne-sur-Mer

 

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Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 16:07
- Publié dans : Ce qui m'a marqué
Coluche-20009S.jpg COLUCHE.jpg


FEUTRY, C'EST COLUCHE... SANS LE TALENT !

Cela vous est sûrement déjà arrivé de rester littéralement « scotché » par la réaction d’une personne dont vous vous demandez si elle est mal éduquée, si le comportement de goujat est naturel ou tout simplement si elle n’a pas le minimum de correction pour vivre en société … eh  puis n’en revenant toujours pas, vous préférez en sourire devant ce comportement qui défie l’entendement.

C’est un peu à l’image du sketch de l’auto-stoppeur de COLUCHE qui me fait toujours autant rire. Vous savez… cette personne qui prend en stop un homme et son chien pour les dépanner. L’auto-stoppeur commence à critiquer la voiture : « ça existe comme bagnole ? » et parlant du  chauffeur et de sa voiture « c’est un truc qu’il a fait lui-même ? »... puis un peu plus tard « vous êtes content de votre bagnole ? Ah oui, ben il faut pas être difficile…! C’est français ? Oui ! Eh ben ça doit pas être cher…Combien ?  Ah, oui quand même, eh ben ils s’emmerdent pas !... remarquez si ils trouvent des couillons pour payer ! » Et de poursuivre « remarquez moi je risque pas de passer pour un con avec ma voiture, j’en ai pas… je paye pas d’essence, je paye pas d’assurance, je paye pas de vignette et pourtant j’en ai fait des kilomètres… ». Le « voyage » continue et l’auto-stoppeur poursuit… « On entend bien le moteur, au moins on est sûr qu’on est pas en panne…c’est un diesel ? », puis toujours aussi déplacé « ça vous dérange pas si je fume ? Non ? Qu’est-ce que vous avez comme cigarette… ? Ah…bon il faut pas être difficile… et ils vendent ça ? Ils font pas d’allume cigare ? Non ? Ah c’était en option ! Remarquez vous auriez pu prendre l’option c’est toujours pratique !... » Toujours plus fort, il parvient à s’inviter pour la nuit chez le conducteur : « A cette vitesse là on est pas arrivé à Lyon… c’est pas grave on couchera là bas mais faut pas que ça vous dérange ! si ça vous dérange moi ça me gêne !... surtout qu’on a rien mangé ce midi … Ben oui, on est tombé sur un type qui a une bagnole plus pourrie que la vôtre ! »

L’auto-stoppeur arrive finalement a inverser les rôles :  " ça va vous faire lever tôt demain pour nous amener sur la route de Paris… on va quand même pas se taper trente bornes à pied pour quitter la ville sous prétexte que vous habitez à perpette ! Eh puis à 5 heures y a personne dans les rues comme ça vers 7 heures vous êtes rentré… ah bon c’est normalement l’heure à laquelle vous vous levez. Eh  ben comme ça vous n’aurez même pas à vous lever ».

Et de conclure sans complexe ? « Au fait vous n’allez pas à Paris demain avec votre poubelle ? Non, parce que je pensais on aurait pu vous y conduire ! ».

 

Eh bien ce matin à la lecture de la presse locale j’ai cru que Coluche m’avait écrit… le talent en moins !

Vous vous souvenez du feuilleton de l’E.S.S.M.  superbe équipe de Basket qui, par le manque « d’anticipation » du maire de Le Portel (malgré des promesses de 10 ans d’âge !), c’est littéralement trouvée à la rue en juin dernier, faute d’une salle conforme aux exigences de leur niveau !

A cette époque, avec le club de basket de Boulogne le SOMB et non sans difficulté, nous avons travaillé a tout faire pour accueillir l’E.S.S.M. dans notre salle (homologuée elle) et leur permettre de jouer le championnat ! A l’époque, il se faisait discret le maire de Le Portel d’avoir mis son équipe dans cette situation !  Nous étions, avec les dirigeants de l’ESSM, d’accord pour louer la salle (c’est même une obligation prévue par délibération du Conseil Municipal) et facturer les heures du personnel municipal (c’est bien le moins !) pour les matchs sachant que, par ailleurs, pour les créneaux d’entraînement la salle est prêtée aux clubs.

Eh bien ce matin, je découvre que, inspiré sans doute par l’auto-stoppeur de Coluche, le maire du Portel, que nous avons sorti d’un mauvais pas par le prêt de la salle, n’est pas content  (sic) et nous demande un rabais de 50% ! Non seulement on paye son inconséquence et on lui sauve la mise et en plus, monsieur n’est pas content !

J’espère qu’il ne va pas me demander en plus le gîte et le couvert, il risquerait, repu, de critiquer le menu…

Au fait, elle en est où la salle que l’E.S.S.M. attend, attend… et ne voit pas venir ! Car cette solution de Damrémont qui était provisoire, risque du fait de M. FEUTRY de devenir des plus précaires !

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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 08:54
- Publié dans : Ce qui m'a marqué

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