Boulogne-sur-Mer

1er Port de Pêche de France
1er Centre Européen de
 
transformation des
produits
de la Mer

Pôle National de
compétitivité aquatique

Ville d'Art et d'Histoire

**** Fleurs

Frédéric CUVILLIER

                      39 ans
Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer

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Jeudi 9 octobre 2008
publié dans : Actualités

Dès le mois de juillet, les élus socialistes ont dénoncé le projet de loi Boutin, qui présente des  mesures inefficaces et inadaptées pour résoudre la crise du logement, mais plus grave encore qui remet en cause les objectifs de mixité sociale traduits dans la loi SRU, particulièrement les 20% de logements sociaux obligatoires.

L’Etat en amputant le 1 % patronal de la totalité de ses ressources, en révisant la Dotation de Solidarité Urbaine et en rachetant des logements construits par des promoteurs privés, entérine une conception ultra-libérale du logement ravalé au rang de marchandise ordinaire.

L’orientation de la collecte du livret A vers d’autres financements que celui du logement social constitue un détournement inacceptable de l’épargne populaire.

Le projet durcit les conditions faites aux locataires, en réduisant les délais d’expulsion, en mettant fin au droit au maintien dans les lieux dans le parc HLM et en baissant les plafonds de ressources pour l’accès au logement social. Bien loin de « lutter contre l’exclusion », ce texte conduira à une paupérisation accrue. L’heure n’est pas aux mesures coercitives contre les bailleurs sociaux ou leurs locataires mais bien à l’application résolue de la loi SRU et à la production d’une offre locative adaptée à chacun.

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Mercredi 8 octobre 2008
publié dans : Actualités

Une fois de plus, le pouvoir présente le budget de la culture en trompe l’œil. L’annonce officielle est une hausse de 2,6 %. Mais la hausse réelle des crédits inscrits au budget de l’Etat est seulement de 1,1 %, alors que l’inflation est prévue à 2 % et risque d’être supérieure. De plus, déduction faite des dépenses de personnel (salaires des fonctionnaires), cette hausse n’est plus que de 0,2 % ! Enfin, ce budget est à nouveau frappé d’un gel. En vérité, les artistes, les institutions et les acteurs de la vie culturelle vont à nouveau connaître un budget de récession.

La hausse optique est obtenue par des ressources extrabudgétaires, par définition non pérennes, de 35 M euros, issues de recettes de cession d’immeubles de l’Etat. En particulier, 15 M euros sont ainsi donnés au spectacle vivant, mais les crédits budgétaires qui lui sont alloués connaissent 0 % d’augmentation! Cet expédient fragilise le financement du spectacle vivant et ne règle en aucune façon ses difficultés structurelles.

L’analyse du budget pour 2009 ne justifie aucunement l’exercice d’autosatisfaction auquel le gouvernement s’est livré. Les crédits consacrés à l’éducation artistique et à la démocratisation de la culture ne sont pas « consolidés », mais strictement maintenus au niveau catastrophique qui est le leur, après des années de baisse astronomique.

Les autorisations d’engagement pour les monuments historiques et l’archéologie baissent de 70 M euros, soit -20 %, et ceux des musées de 55 M, soit  -14%. De même, la réalisation de grands travaux à Paris ou en Ile de France est certes légitime (Philharmonie, quadrilatère Richelieu, Palais de Tokyo, centre des archives nationales à Pierrefitte -sur-Seine), mais va se traduire, dans un budget en stagnation, par une réduction de la part des crédits  d’investissements consacrés aux régions, contrairement aux allégations ministérielles.

Plus gravement encore, le projet de loi de programmation des finances publiques pour 2009-2011 annonce la couleur, c’est-à-dire l’abandon de toute politique dynamique pour la culture. Durant les 3 prochaines années, le budget de la culture ne progressera que de 0,7% par an (hors gel) : 2,78 Mds euros en 2009, 2,8 Mds en 2010, et 2,82 Mds en 2011. Surtout, un choix politique est fait, celui de sacrifier le budget du « Programme Création » (c’est à dire les crédits du spectacle vivant, des arts plastiques et de la création littéraire), mais le pouvoir ne le dit pas : mensonge par omission. En effet, sur cette période, ces crédits sont appelés à baisser de 16 M en 2010, et de 22 M en 2011, soit -3 % ! C’est extrêmement grave. C’est, clairement, une immense menace qui pèse sur toutes les activités de création et de diffusion dans notre pays.

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Mardi 7 octobre 2008
publié dans : Actualités

Un document du ministère du budget vient de donner les chiffres des bénéficiaires du fameux bouclier fiscal. Moins de 0,04% des contribuables français en ont bénéficié en 2007, soit 15000 contribuables.

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Si 64% d’entre eux déclarent un revenu annuel inférieur à  3700 euros, 2242 bénéficiant d’un revenu annuel supérieur à 42 000 euros reçoivent 83% des sommes versés par le fisc soit une moyenne de 84 700 euros chacun.

Mais plus significatif encore, 671 redevables disposant d’un patrimoine supérieur à 15 millions d’euros perçoivent 68% des sommes versées soit environ 232 000 euros  chacun.

Ainsi à un moment où l’on dénonce les parachutes dorés, le bouclier fiscal bénéficie à une infime minorité des Français : les plus favorisés.

S’il faut remettre en cause les fondements du capitalisme comme prétend vouloir le faire Nicolas Sarkozy, la première mesure à prendre est de supprimer le bouclier fiscal pour les ménages les plus aisés.

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Lundi 6 octobre 2008
publié dans : Actualités

L’INSEE vient d’annoncer que la France entrait en récession au deuxième semestre 2008. Cette annonce n’est en rien une surprise, les analystes en ayant déjà maintes fois pointé le risque depuis l’année dernière. Le Parti socialiste n’a cessé de dénoncer depuis un an les prévisions du budget 2008, qu’il a toujours qualifiées d’insincères, absurdes et dangereuses.

Les mauvais chiffres annoncés par l’INSEE ne sont nullement la conséquence de la crise financière de septembre 2008 mais celle des erreurs faites hier par le gouvernement français.

La crise française est d’abord celle de la consommation et de l’exportation. La baisse du pouvoir d’achat des Français, qui pénalise gravement la consommation des ménages, est la conséquence aussi bien des mesures aussi injustes qu’inefficaces adoptées par la majorité (paquet fiscal, heures supplémentaires, …), que de l’absence d’initiatives pertinentes pour soutenir la consommation du plus grand nombre et relancer l’investissement. Quant aux exportations françaises, elles sont en baisse constante, comme le montre le déficit commercial historique de près de 50 milliards d’euros attendu cette année, conséquence d’un grave manque de compétitivité de nos entreprises depuis plusieurs années.

De surcroît, la crise financière va aggraver cette situation, puisqu’elle va amputer les capacités d’investissement des particuliers et des entreprises.

Pour limiter les effets d’une récession désormais présente, il est urgent d’agir dans deux directions :

- la mise en place d’un plan de soutien au pouvoir d’achat (annulation du paquet fiscal, mise sous conditions des exonérations de cotisations sociales pour favoriser l’emploi et les revalorisations salariales, généralisation du chèque transport, relèvement des allocations familiales et de l’ensemble des revenus de solidarité) ;

- une relance de l’investissement, par la modulation de l’impôt sur les sociétés pour valoriser l’investissement plutôt que la rémunération des actionnaires, et la création d’un fonds national garantissant l’accès au crédit des PME et des accédants à la propriété.

La récession est là. Le gouvernement ne peut la minimiser plus longtemps, comme il sous estime l’ampleur de la crise financière. Pour y répondre, ne nous trompons ni sur ses causes, ni sur les réponses à lui apporter !

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Lundi 6 octobre 2008
publié dans : Ce qui m'a marqué

Vendredi dernier, les juges de la Cour d’Appel Civile de Paris ont enfin donné raison aux familles des victimes du naufrage du Snekkar Arctic, chalutier-congélateur qui a sombré en Atlantique-Nord huit mois à peine après son lancement, le 21 février 1986.

 

Au terme d’un long et douloureux combat judiciaire (près de 23 ans de procédure), la Cour d’Appel de Paris reconnait que les défauts de construction du navire ont conduit à son naufrage et condamne par conséquent l’armateur et le chantier naval à verser des indemnités aux familles, au titre du préjudice moral et économique.

 

Aux familles des 18 victimes, dont 5 marins boulonnais, qui se battent fort courageusement et dans la plus grande dignité depuis 1986 pour réclamer justice, à Monsieur Bernard MALET, Président de l’AFSA (Association des Familles du Snekkar Arctic), je tenais tout simplement à dire combien je me réjouis de cette décision, attendue malheureusement depuis trop longtemps.

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