Frédéric Cuvillier était l'invité du journal de 12h sur LCI ce mardi 15 février pour réagir aux différentes interventions et notamment celle de M. C. de Icaza,
ambassadeur du Mexique en France, sur les derniers développements de l'affaire Florence Cassez.
A 14H30, accompagné des parents de Florence, Bernard et Charlotte Cassez, et deMaître Berton, Avocat
de Florence, il a été reçu en audience par M. Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale.
Puis à 15 H, il a rejoint les bancs de l'Assemblée Nationale où il a ouvert la séance de questions au
gouvernement :
http://www.lefigaro.fr/politique/2011/02/15/01002-20110215ARTFIG00469-consensus-politique-autour-de-florence-cassez.php
15 février 2011
Séance de Questions au
Gouvernement
Question de Frédéric Cuvillier
Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Nous le savons, Florence Cassez est innocente. Je
souhaiterais, en mon nom, au nom de mes collègues du groupe, et je crois au nom de toute la représentation nationale, témoigner à Florence notre soutien, notre amitié, et adresser aux parents de
Florence, qui sont ici, nos encouragements.
Il y a quelques minutes M. l’Ambassadeur du
Mexique en France s’adressait à la France comme à un pays ami. Il indiquait que la France et le Mexique avaient en commun des valeurs, valeurs de droits de l’homme, de justice.
A aucun moment, nous n’avons porté atteinte
à la souveraineté, ni n’avons opéré quelque ingérence que ce soit par rapport à ce pays souverain. Mais nous disons aux responsables mexicains qu’entre des pays amis, il y a le respect du droit
international et notamment de la Convention de Strasbourg permettant le rapatriement de personnes condamnées.
Aussi, Monsieur le Premier Ministre, je
m’adresse à vous afin que vous puissiez assurer à la représentation nationale, à la France, à Florence et à ses parents, que tout sera mis en œuvre diplomatiquement pour venir en aide à Florence
et pour que le droit triomphe.
Réponse de Michèle Alliot-Marie
Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et
européennes.
Je veux d’abord, comme je pense, chacun sur
l’ensemble des bancs de l’Assemblée marquer notre solidarité avec Florence Cassez, avec sa famille et ses proches. L’amitié que nous avons pour le Mexique et pour le peuple mexicain n’empêche pas
aujourd’hui l’indignation. Aucun des éléments graves qui ont pesé sur la régularité de la procédure n’ont été pris en compte.
Alors, oui, M. le Député, le Mexique est
signataire de la Convention de Strasbourg qui permet à une personne condamnée d’effectuer sa peine dans son pays. Nous avons demandé, et depuis d’ailleurs longtemps, le transfèrement de Florence.
Notre demande a été rejetée. Nous ne comprenons pas ce rejet. Il s’agit d’une demande raisonnable, permettant de trouver une solution humanitaire dans le cadre du droit et des conventions
internationales.
Bien sûr, il y a des différences entre nos
systèmes juridiques mais c’est justement parce qu’il y a des différences que ces conventions internationales ont été établies. Alors, oui, M. le Député, Mesdames et Messieurs les Députés, nous
continuerons de demander le transfèrement en France de Florence. Nous continuerons à tous nous mobiliser pour qu’une issue conforme à la justice et au droit soit reconnue et mise en œuvre.
Soyez-en assurés. Nous n’abandonnerons pas Florence Cassez et nous comptons sur la solidarité sur tous ces bancs pour souligner aux mexicains que ce
que nous voulons c’est effectivement que Florence puisse revenir en France.
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