Cette réforme était devenue une obligation pour garantir l'égalité devant le suffrage et éviter des déséquilibres démographiques trop importants entre les différentes circonscriptions législatives.
L'usurpation démocratique du charcutage électoral...
Le gouvernement a cependant saisi cette occasion pour opérer un véritable charcutage électoral, mettant en cause gravement les règles de la démocratie. Outre des vices de procédure que le Conseil Constitutionnel aura à sanctionner, cette opération menée par le gouvernement amène au résultat suivant : sur 33 circonscriptions supprimées, 23 concernent la gauche et 10 seulement la droite. Sur 33 circonscriptions nouvelles, 9 pourraient avoir une chance d'avoir un parlementaire de gauche, 24 auront certainement des Députés de droite. A l'issue de ce découpage, la gauche avec 50% des voix n'obiendrait plus que 260 sièges sur 577 contre 317 à la droite, avec le même nombre d'électeurs. La gauche, pour espérer, lors des prochaines élections législatives, devra obtenir...51,3% des voix !
Voilà le scandale que l'opposition souhaitait dénoncer lors du scrutin.
Une opposition muselée dans ses propre droits d'expression.
Confronté à la grogne dans ses propres rangs, le gouvernement a décidé d'emprunter la procédure dite du vote bloqué : obligation faite de voter globalement pour oui ou non sans pouvoir modiifer le texte.
L'opposition en la personne de Jean-marc AYRAULT, Président du groupe Socialiste, a demandé que l'article 49al. 13 du règlement de l'Assemblée Nationale soit appliqué. Ce texte permet à chaque parlementaire qui le souhaite, nominativement, de s'exprimer sur le texte pour 5 minutes. Le Président de l'Assemblée Nationale a refusé le droit fondamental reconnu à chaque parlementaire, qui est le fondement même de la démocratie parlementaire : le droit de parole.
Ce charcutage qui, avant même toute élection assure 23 postes probables de plus à la droite, a été voté après que l'opposition soit baillonnée.
Le dévoiement du régime, le rôle du Parlement, l'existence de contre-pouvoirs, l'existence des collectivités locales ... rien n'a grâce pour le pouvoir en place. Un nouveau coup de force contre la Démocratie !
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