Boulogne-sur-Mer

1er Port de Pêche de France
1er Centre Européen de
 
transformation des
produits
de la Mer

Pôle National de
compétitivité aquatique

Ville d'Art et d'Histoire

**** Fleurs

Frédéric CUVILLIER

                      39 ans
Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer

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Mercredi 5 novembre 2008
publié dans : Le fait du jour

En ce jour où Barack OBAMA est brillamment élu 44ème Président des Etats-Unis, je tenais tout particulièrement à saluer cette victoire si symbolique qui appelle l’Amérique à un dialogue nouveau avec l’Europe et le monde.

L’élection de Barack OBAMA est une victoire, d’abord, du peuple américain. Il a eu cette audace, ce courage, cette force de choisir, non pas simplement le camp du progrès à travers le Parti démocrate, mais un homme dont chacun connaissait ses origines, ses positions, sa couleur de peau et c’est un choix qui a une résonance au-delà même des États-Unis d’Amérique.

Pour autant , les États-Unis ont les problèmes à régler : crise financière, crise économique, guerre en Irak, et intervention en Afghanistan.

Qu’il me soit permis de former des vœux pour que cette nouvelle présidence fasse écho à l'espérance de paix, de progrès et de justice à laquelle son projet, son nom, et son image sont désormais associés

L’élection de Barack OBAMA constitue un véritable changement, mais il est le président des États-Unis. Il défendra - et c’est son devoir - les États-Unis d’Amérique et non pas le monde. Le rôle de l’Europe, le rôle de la France, est d’engager un dialogue nouveau avec l’Amérique, de le faire avec le respect qui s’attache à ce qui a été la volonté du peuple américain, avec l’admiration qui peut être vouée à Barack OBAMA, mais aussi avec le sens des intérêts de l’Europe et du monde.

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Mardi 4 novembre 2008
publié dans : Actualités

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2009 était dès l’origine insuffisant, décalé au regard de la détérioration de la situation sociale et économique. Ses hypothèses économiques étaient largement infondées. L’amendement issu des rangs de l’U. M. P à l’Assemblée Nationale, et accepté par le gouvernement, visant à repousser l’âge de la retraite au-delà de 65 ans, confirme les réflexes rétrogrades de cette majorité parlementaire. Cette scandaleuse initiative intervient sans la moindre concertation ni dialogue social avec les partenaires sociaux. Elle sonne surtout comme une provocation compte tenu de la réalité sociale.

Le chômage progresse à nouveau. Il touche les jeunes de moins de 25 ans avec un taux de chômage de plus de 20 %. Mais aussi les plus de 55 ans directement visés par les plans sociaux en cascades et les mises en chômage technique, en particulier dans l’industrie et le bâtiment. Le taux d’activité des plus de 55 ans stagne à 38 % soit l’un des chiffres les plus bas de l’union européenne. Il n’a pas évolué depuis 5 ans. Comment dans ces conditions évoquer la possibilité de faire travailler des salariés de plus de 65 ans ? Comment prendre ainsi le risque de retarder, encore davantage, l’entrée de dizaines de milliers de jeunes dans la vie active ?

La proportion de salariés partant en retraite à taux plein s’affaiblit en raison de l’aggravation de la précarité salariale et professionnelle. Ce pourcentage pourrait même descendre à nouveau dans les années à venir. 50 % des retraites perçoivent une pension inférieure ou très inférieure au SMIC. 1 million des 13,5 millions de retraites se situent sous le seuil de pauvreté. Toutes les retraites perdent du pouvoir d’achat depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de l’Etat.

Les négociations sur la pénibilité n’ont pas abouti, faute de volonté politique. L’écart d’espérance de vie selon les métiers exercés atteint près de 10 ans. 5 ans d activité professionnelle au-delà de 60 ans mettraient en péril le mouvement général de progrès de l’espérance de vie, observé depuis un quart de siècle, grâce en partie à la conquête de la retraite à 60 ans. Il est évident que cet amendement n’est ni plus ni moins qu’une opération de diversion, destinée à masquer la gravité de l’échec de la politique de la droite sur les retraites depuis 6 ans.
Aussi, les députés socialistes demandent vivement au Gouvernement  son retrait pure et simple.

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Vendredi 31 octobre 2008
publié dans : Actualités

Le Gouvernement veut transformer l’hôpital public
en entreprise rentable


La réforme la plus importante depuis 1958. En toute modestie, voilà comment Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, a présenté son projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire ». Un texte aux allures d’auberge espagnole qui traite aussi bien de la prévention que des laboratoires et des agences régionales de santé.

 

L’inégalité sociale et territoriale d’accès aux soins est la première des injustices. Elle porte sur l’essentiel : le droit à la santé. L’accumulation des forfaits, des déremboursements, et plus récemment encore des franchises, aggrave cette injustice. Aujourd’hui, 15% de la population renonce à se soigner pour des raisons financières. Près d’un Français sur quatre hésite ou retarde le moment de consulter. Le projet de loi «hôpital, patients, territoires, santé » ne répond pas au sujet. L’absence de concertation et de consultation sérieuse de l’ensemble des acteurs est choquante. Quant au contenu, il recèle beaucoup d’ambiguïtés. L’idée des communautés hospitalières n’est pas à rejeter d’un revers demain. Pour autant, les risques d’asphyxie des hôpitaux de proximité existent. Il y aurait alors aggravation de la désertification médicale, dans un contexte de grande inégalité et de suppression de savoir-faire. Le projet de loi reste timide à propos des dépassements d’honoraires. Ceux-ci s’élèvent pourtant à plus de deux milliards d’euros par an. Ils contribuent directement à l’exclusion de dizaines de milliers de patients. Une logique d’encadrement très strict, dès maintenant, paraît indispensable. Le projet entend mettre en place des Agences Régionales de Santé. L’échelon régional est pertinent. Toutefois, la méthode choisie conduit à un degré de complexité rarement égalé. Plus grave, elle organise la marginalisation des partenaires sociaux, des représentants des élus et des usagers. La démocratie sanitaire est abandonnée au profit de la technostructure et du secteur marchand. En fait, l’affichage de la rationalité masque de plus en plus mal la tentation du rationnement des soins. La santé à certes un coût ; mais elle correspond d’abord à un droit pour tous. Le respect de ce droit n’est pas conciliable avec la privatisation rampante de notre système de protection sociale.

 

 

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Jeudi 30 octobre 2008
publié dans : Le fait du jour
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Mercredi 29 octobre 2008
publié dans : Actualités

Le PS a présenté mardi ses propositions anti-crise, reposant sur trois piliers : l'investissement, le pouvoir d'achat et l'emploi.

Le plan préconisé à la hâte par le chef de l'Etat ne répond nullement aux enjeux et à la gravité de la situation. Le plan du gouvernement revient à réinventer les emplois aidés que sa majorité avait diminués et dénigrés et à justifier une politique qui ne marche pas depuis 18 mois.
Le PS propose notamment de supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires, de revaloriser le Smic, de ne pas supprimer de postes dans la fonction publique et de conditionner les exonérations de charges à la conclusion d'accords salariaux.

Voici les neuf mesures proposées par le PS :
- Modulation de l'impôt sur les sociétés pour favoriser l'investissement productif.
- Création de structures régionales chargées d'impliquer les banques dans le soutien aux PME/PMI ayant besoin de crédit.
- Suppression du mécanisme de défiscalisation des heures supplémentaires.
- Les recettes de l'abandon de ce mécanisme financeront le manque à gagner des salariés placés en chômage technique.
- Subordonner les exonérations de cotisations sociales à la conclusion d'accords salariaux dans les branches ou les entreprises.
- Coup de pouce au Smic dès janvier, revalorisation des allocations familiales et généralisation du chèque transport.
- Remise en cause immédiate du budget 2009 pour l'emploi qui prévoit une baisse de 600 millions d'euros.
- Annulation de la baisse des effectifs dans la fonction publique (- 30.000 postes dans le budget 2009).
- Création des contrats de conversion pour les salariés licenciés par des entreprises de moins de 1.000 salariés. Renforcement des moyens et de l'accompagnement des conventions de reclassement personnalisées pour les salariés licenciés d'entreprises de plus de 1.000 salariés.

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