Boulogne-sur-Mer

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**** Fleurs

Frédéric CUVILLIER

                     39 ans
Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer
          

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Vendredi 30 novembre 2007
publié dans : Le fait du jour
Suite aux deux recours déposés auprès du Conseil constitutionnel par Annick Valla (candidate UMP) et Bertrand Glas contestant la régularité de mon élection aux législatives de juin 2007, le Conseil Constitutionnel vient de rejeter ces recours.

 

Décision n° 2007-3897/3898 du 29 novembre 2007
A.N., Pas-de-Calais, (5ème circ.)

Mme Annick VALLA
M. Bertrand GLAS

 

 

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

 

Vu 1° la requête n° 2007-3897 présentée par Mme Annick VALLA, demeurant à Hardelot (Pas-de-Calais), enregistrée le 27 juin 2007 à la préfecture du département du Pas-de-Calais, tendant à l’annulation des opérations électorales auxquelles il a été procédé les 10 et 17 juin 2007 dans la 5ème circonscription de ce département pour la désignation d’un député à l’Assemblée nationale ;

 

Vu 2° la requête n° 2007-3898 présentée par M. Bertrand GLAS, demeurant à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), enregistrée comme ci-dessus le 27 juin 2007 et tendant aux mêmes fins ;

 

Vu le mémoire en défense présenté par M. Frédéric CUVILLIER, député, enregistré comme ci-dessus le 1er août 2007 ;

 

Vu les observations du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, enregistrées comme ci-dessus le 3 août 2007 ;

 

Vu la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, en date du 8 octobre 2007, approuvant le compte de campagne de M. CUVILLIER ;

 

Vu les procès-verbaux des opérations électorales et les documents annexés ;

 

Vu les autres pièces produites et jointes aux dossiers ;

 

Vu la Constitution, notamment son article 59 ;

 

Vu l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

 

Vu le code électoral ;

 

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux de l’élection des députés et des sénateurs ;

 

Le rapporteur ayant été entendu ;

 

1. Considérant que les requêtes susvisées sont dirigées contre la même élection ; qu’il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ;

 

- SUR LES GRIEFS TIRÉS D’IIRÉGULARITÉS COMMISES PENDANT LA CAMPAGNE ÉLECTORALE :

 

2. Considérant qu’aux termes du second alinéa de l’article L. 52-1 du code électoral : « A compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin » ; que les numéros de février à mai 2007 du magazine d’informations municipales de la ville de Boulogne-sur-Mer ne peuvent être regardés, par leur contenu, comme une campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion de la commune au sens de cet article ; qu’il en est de même des actions menées par le maire de Boulogne-sur-Mer entre janvier et mars 2007 ;

 

3. Considérant que les requérants mettent en cause l’importance de l’affichage effectué par M. CUVILLIER en méconnaissance de l’article L. 51 du code électoral qui interdit tout affichage relatif à l’élection en dehors des emplacements spéciaux réservés à cet effet, ainsi que l’arrachage d’affiches apposées sur ces emplacements par Mme VALLA ; que ces faits, à les supposer établis, n’ont pu altérer le résultat du scrutin, compte tenu de l’écart des voix séparant M. CUVILLIER, candidat élu, de ses adversaires, tant au premier qu’au second tour de scrutin ;

 

4. Considérant que le grief tiré de ce que M. CUVILLIER aurait eu recours à des agents ou des véhicules de la commune de Boulogne-sur-Mer ou de l’office public d’habitations à loyer modéré de cette ville pour le collage de ses affiches ou l’arrachage de celles de Mme VALLA n’est pas assorti des précisions permettant au Conseil d’en apprécier le bien-fondé ; qu’il en est de même pour les griefs relatifs aux agissements délictueux qui auraient pu être commis durant la campagne par les partisans de M. CUVILLIER ;

 

5. Considérant que les allégations des requérants selon lesquelles M. CUVILLIER aurait exercé des pressions sur des électeurs ne sont pas assorties des précisions permettant au juge de l’élection d’en apprécier le bien-fondé ;

 

6. Considérant que le premier alinéa de l’article L. 49 du code électoral n’interdit de distribuer ou faire distribuer des bulletins, circulaires et autres documents que le jour du scrutin ; que les requérants ne sont donc pas fondés à soutenir que M. CUVILLIER aurait méconnu les dispositions précitées en distribuant un tract la veille du second tour du scrutin ; qu’en outre, ce tract, qui ne contenait aucun élément excédant les limites de la polémique électorale, n’a pas introduit dans la campagne un élément nouveau auquel Mme VALLA n’aurait pu répondre ;

 

- SUR LES GRIEFS RELATIFS AU DÉROULEMENT DU SCRUTIN :

 

7. Considérant que, conformément aux prescriptions de l’article R. 46 du code électoral, les nom, prénoms, date et lieu de naissance et adresse de l’assesseur de M. CUVILLIER pour le bureau de vote n° 1 de Boulogne-sur-Mer avaient été notifiés au maire qui avait délivré récépissé de cette déclaration ; que, par suite, la circonstance que cet assesseur n’aurait pas présenté au président de ce bureau ce récépissé reste sans effet sur la régularité de la composition de ce bureau ;

 

8. Considérant que les requérants font état de ce que, dans un des bureaux de vote de la circonscription, un électeur aurait proféré des injures à l’égard de Mme VALLA ; que, toutefois, ce comportement isolé, à supposer qu’il soit avéré, ne peut avoir influencé l’issue du scrutin ;

 

9. Considérant que les allégations des requérants relatives aux autres incidents qui auraient troublé le déroulement du second tour de scrutin ne sont étayées d’aucun commencement de preuve ;

 

10.Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de Mme VALLA et de M. GLAS doivent être rejetées,

 

D É C I D E :

 

Article premier.- Les requêtes de Mme Annick VALLA et de M. Bertrand GLAS sont rejetées.

 

Article 2.- La présente décision sera notifiée au président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel de la République française.

 

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 29 novembre 2007, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2007/20073897.htm

 

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Jeudi 29 novembre 2007
publié dans : Actualités

Encore une mauvaise nouvelle : la diminution de l’enveloppe des crédits nationaux alloués aux contrats d’avenir. Diminution de 58 % des contrats aidés pour le second trimestre 2007 et fixation d’une enveloppe de 7 600 de ces mêmes contrats pour 2008 au lieu des 14 700 en 2007, soit une baisse de 48 % pour le Pas-de-Calais alors que la diminution moyenne nationale est de 12 % et que le Pas-de-Calais compte 50 000 bénéficiaires du RMI ! 

MOTION PROPOSEE PAR FREDERIC CUVILLIER , DEPUTE MAIRE, ET ADOPTEE A L'UNANIMITE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL LORS DE SA SEANCE DU 29 NOVEMBRE 2007

 

Contrats Aidés

 

En vue d’améliorer l’insertion professionnelle et sociale des personnes éloignées de l’emploi, la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 a fortement remodelé les contrats bénéficiant d’une aide de l’Etat.

Dans le secteur non marchand le contrat d’avenir (CAV), ouvert prioritairement aux bénéficiaires de minima sociaux, ainsi que le contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), destiné aux autres demandeurs d’emploi en difficulté, se sont substitués au contrat emploi solidarité (CES) et au contrat emploi consolidé (CEC).

 

A la fin du premier semestre 2007, le gouvernement a décidé de réduire de près d’un tiers le nombre de nouveaux contrats aidés (secteur non marchand) au second semestre de l’année, et les aides de l’Etat pour 2008 de moitié.

 

Les CAE, subventionnés à 95% au niveau du SMIC, sont les premiers concernés par cette réduction drastique du nombre de subventions étatiques allouées.

Au niveau national, à la fin du second trimestre 2007, 202 726 personnes bénéficiaient d’un CAE. A l’heure actuelle aucun nouveau recrutement et aucun renouvellement n’est envisagé. La situation est identique en ce qui concerne les CAV dont bénéficiaient 82048 personnes à la fin du second trimestre 2007 .

 

Aujourd’hui, c’est donc l’ensemble du dispositif des contrats aidés à destination du secteur non marchand qui est gelé et toute une dynamique d’insertion par l’emploi qui est remise en cause et menacée.

 

Cette situation pose d’énormes difficultés de gestion et d’organisation aux employeurs concernés à savoir : les collectivités locales, les associations et fondations, les établissements public d’enseignement, les établissements sanitaires publics, ou encore les structures de l’insertion par l’activité économique. Pour certaines de ces structures, notamment les associations d’insertion, il en va même de leur survie.

 

Comment les acteurs locaux peuvent-ils mener une politique volontariste de retour à l’emploi et de lutte contre la pauvreté si l’Etat, par décision unilatérale, se retire, se désengage, une fois de plus, financièrement des dispositifs d’aide mis en place, qui relèvent pourtant de sa responsabilité ?

 

Au niveau départemental, pour l’année 2008, le désengagement de l’Etat va conduire à la suppression de la moitié des contrats aidés. Ainsi, au lieu de 14900 contrats aidés financés en 2007, seuls 7684 vont pouvoir l’être en 2008. En Mairie de Boulogne-sur-Mer, 57 personnes sont aujourd’hui en CAE.

 

Aussi, c’est l’ensemble des bénéficiaires de contrats aidés qui vont se retrouver au chômage, stoppés net dans leur parcours d’insertion et de retour à l’emploi, de nouveau face à l’exclusion. Cela est inacceptable.

Ce désengagement de l’Etat du dispositif des contrats aidés va inexorablement plonger de très nombreuses personnes et familles en situation de grande difficulté, de grande détresse.

 

Par ailleurs, aujourd’hui, aucune solution de remplacement n’est annoncée. Alors, Comment faire face ? Va-t-il falloir attendre la fin du Grenelle de l’Insertion, lancé le 23 novembre dernier et prévu jusqu’au printemps 2008, pour que le gouvernement réponde aux préoccupations des acteurs locaux confrontés à ce problème d’ordre majeur ? Pouvons-nous laisser des milliers de personnes dans l’incertitude la plus totale et attendre que le gouvernement ne daigne nous tenir informés de ses intentions ?

 

Nous invitons donc l’ensemble des acteurs œuvrant pour l’insertion professionnelle et sociale, à savoir l’ensemble des élus, les parlementaires, les partenaires sociaux, les responsables associatifs à se mobiliser et à interpeller le gouvernement afin que celui-ci prenne ses responsabilités, tienne ses engagements et réponde à nos interrogations, et ce dans les meilleurs délais.

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Mercredi 28 novembre 2007
publié dans : Mon travail de Député

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Une taxe sur la vente du poisson :
le consommateur toujours pénalisé !

 

Après l’éco-contribution sur les produits électroménagers, après les éco-taxes suite au Grenelle de l’Environnement, après la scandaleuse suppression des exonérations sur la taxe audiovisuelle, etc., voilà la taxe sur le poisson !

En proposant l’instauration prochaine d’une taxe sur la vente de poisson de 1 à 2% , le ministre de la pêche, Michel Barnier, n’aura pas attendu plus de 15 jours pour démentir ses propres déclarations lors du mouvement de protestation des pêcheurs :

« Ce mécanisme devra veiller à ne pas pénaliser le consommateur » disait-il !

 

De taxe en éco-taxe, le gouvernement va directement chercher dans la poche des Français et, de ce fait, affaiblir plus encore leur pouvoir d’achat.

 

L’instauration de cette nouvelle taxe est une mesure contre-productive pour la filière pêche car en augmentant le prix, elle n’aura d’autre effet que de détourner les consommateurs de l’achat de poisson, et pénaliser ainsi les pêcheurs eux-mêmes !

Condamnant toute atteinte au pouvoir d'achat, je serai très attentif aux propositions faites dans le cadre de la prochaine rencontre entre les professionnels de la pêche et le ministre.

Frédéric CUVILLIER
Député-Maire de BOULOGNE SUR MER

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Mardi 27 novembre 2007
publié dans : Mon travail de Député
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Les 780.000 foyers jusqu’alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle ne le seront plus à partir de 2008.

 

Face à l'injustice d'une telle mesure, je suis intervenu auprès Mme Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi :

 

Madame la Ministre,

 

C’est avec une profonde inquiétude que je me permets ce jour d’attirer votre attention sur l’application de la réforme de la redevance audiovisuelle votée en 2004, prévoyant l’adossement de cette redevance sur la taxe d’habitation.

 

Cette réforme, mise en place pour économiser une centaine de millions d’euros sur les frais de collecte, assujettit à la redevance des personnes jusqu’alors exonérées, principalement des personnes âgées aux faibles revenus. Face à cela, un dispositif assurant l’exonération pendant trois années supplémentaires avait été mis en place par le Parlement.

 

Aujourd’hui, cette période transitoire prend fin, le dispositif d’exonération n’étant plus applicable en 2008. Concrètement, cela signifie donc qu’entre 700 000 et 850 000 foyers, essentiellement constitués de personnes âgées aux revenus très modestes (âgées de plus de 65 ans et non imposables ou encore âgées de plus de 60 ans avec un revenu fiscal ne dépassant pas 9 437 euros) vont devoir s’acquitter de la somme de 116 euros l’an prochain au titre de la redevance audiovisuelle.

 

La justice sociale étant l’une des valeurs auxquelles je suis profondément attaché, je ne peux, devant le caractère inconcevable de cette mesure, que réagir vivement et revenir sur les difficultés que rencontrent déjà les personnes devant faire face à cette nouvelle charge.

 

Vous n’êtes pas sans savoir, Madame la Ministre, que le pouvoir d’achat des personnes âgées est en chute libre depuis plusieurs années, alors que leurs pensions de retraite ne sont pas revalorisées en fonction de l’évolution du coût de la vie. De plus, à l’heure où le pouvoir d’achat apparaît comme étant la principale préoccupation des Français, les prix des produits d’usage quotidien ne cessent d’augmenter et les solutions pour y remédier semblent lointaines. Par ailleurs, permettez-moi de revenir également sur le caractère injuste de la mise en place des franchises médicales, récemment votées dans le cadre du PLFSS 2008, qui viennent encore toucher financièrement les malades et de nouveau les personnes âgées.

 

Loin de moi l’idée, Madame la Ministre, de vouloir poursuivre cette liste de mesures injustes socialement, même si depuis quelques mois les nombreuses injustices votées pourraient venir l’alimenter. Néanmoins, je tenais à vous exposer qu’en toute objectivité et sincérité, on ne peut appliquer dans les conditions actuelles la réforme de la redevance audiovisuelle et venir frapper fiscalement près de 850 000 personnes aux revenus déjà très, si ce n’est trop modestes.

 

C’est pourquoi, Madame la Ministre, je souhaite que le Gouvernement fasse preuve de raison et réexamine sa décision en réintroduisant l’exonération de redevance audiovisuelle pour les plus humbles de nos concitoyens.

 

Dans l’attente, je vous prie de croire, Madame la Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

 

Le Député-Maire, 
Frédéric CUVILLIER

 

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