1er Port de Pêche de France
1er Centre
Européen de
transformation des
produits de la Mer
Pôle National
de
compétitivité aquatique
Ville d'Art et d'Histoire
**** Fleurs
39
ans
Député-Maire de
Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du
Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer
Par note en date du 29-04-2008, Frédéric CUVILLIER a attiré l'attention de Dominique BUSSEREAU, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, concernant les menaces pesant sur les Entreprises de Transport Routier de produits frais – Double Equipage- et sur l’emploi.
Les entreprises de transport routier doivent aujourd’hui faire face à de grandes difficultés liées à la gestion du transport routier des produits frais en double équipage, celles-ci risquant de les conduire à licencier une partie considérable de leur personnel.
Le droit du travail, dans ce domaine, est largement conditionné par le règlement CE n°561/2006, entré en vigueur le 11 avril 2007, qui autorise, en double équipage, sur une période de 30h, un temps de travail effectif égal à 21h.
Or, depuis Janvier 2008, l’Inspection du Travail fait, elle, également application de l’article L213-11 du code du travail. Selon ce texte, la durée quotidienne du travail d’un salarié appartenant au personnel roulant d’une entreprise de transport routier ne peut excéder 10h…
La combinaison de ces différents textes fait perdre tout intérêt au système de navigation en double équipage et fait peser de graves menaces sur l’emploi.
En effet, la période durant laquelle le co-conducteur ne conduit pas est considérée par l’Inspection du Travail comme une période de travail effectif.
Ainsi, pour les conducteurs étrangers en double équipage, le temps de conduite autorisée est de 21h sur une période de 30h, conformément à la réglementation européenne, alors que pour un double équipage français, il est de 10h…
Cette lecture nouvelle rend donc totalement inutile le transport en double équipage puisque celui-ci ne permet pas d’obtenir, avec deux conducteurs, une plus grande amplitude de conduite qu’avec un conducteur seul.
Cette question est cruciale pour Boulogne-sur-Mer, 1er Centre Européen de Transformation des Produits de la Mer : 500 emplois directs du secteur transport logistique sont en effet concernés.
Le personnel et les directeurs d’entreprises de transport préconisent donc de façon unanime que le co-conducteur soit certes rémunéré, mais aussi considéré comme étant en temps de pause pour la période durant laquelle il ne conduit pas.
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