Frédéric Cuvillier

Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB

Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral

Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer 
         

Boulogne-sur-Mer

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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 16:26
- Publié dans : Mon travail de Député

Cet été, Frédéric Cuvillier et les députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauches sont cosignataires d'une proposition de loi instaurant une aide au départ en vacances pour les enfants et adolescents mineurs.

Trois millions d'enfants ne partent pas en vacances chaque année en France, l'été. Parmi ceux-ci, deux millions des 5-19 ans ne partent même pas un week-end hors de chez eux et un million partent moins de quatre nuits consécutives selon l'Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (OVLEJ).

Dans une société où le départ en vacances constitue le modèle social pour une majorité d'enfants et d'adolescents, ne pas partir en vacances représente une inégalité et une injustice sociale majeure.

Pourtant, le droit à partir en vacances est un droit fondamental reconnu. L'article 31 de la convention internationale des droits de l'enfant du 7 août 1990 prévoit que "les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs". La loi d'orientation relative à la lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 a reconnu les vacances comme un droit fondamental au même titre que le logement ou la santé dans son article 140 en précisant: "L'égal accès, tout au long de la vie, à la culture, à la pratique sportive, aux vacances et aux loisirs constitue un objectif national. Il permet de garantir l'exercice effectif de la citoyenneté."

Les enfants bénéficient en France, en moyenne, de 125 jours de vacances scolaires par an, dont le nombre de jours le plus important se situe l'été. Ces interruptions dans l'activité scolaire sont une nécessité pour permettre une récupération physique, psychologique, biologique dans le rythme de vie de l'enfant. Ces temps doivent pouvoir être mis à profit pour des activités de détente et de loisirs, et pour partir en vacances.

Le fait pour un enfant de bénéficier d'un départ en vacances est dépendant de la décision de ses parents : un choix largement conditionné par la situation économique et sociale de la famille.

Le premier obstacle au départ en vacances, c'est le coût des séjours, ce sont des raisons financières. Le non-départ en vacances concerne d'ailleurs de nombreuses familles appartenant à la catégorie des «classes moyennes».

À l'heure actuelle, des dispositifs d'aides aux départs en vacances existent mais sont insuffisants et dispersés entre différents acteurs : dispositif Ville-vie-vacances, collectivités locales, comités d'entreprise, bons CAF, Agence nationale des chèques vacances, tarifs réduits SNCF et campagnes nationales de solidarité des associations comme Jeunesse en plein air et le Secours populaire.

C'est à l'État de s'engager et de rendre effectif le droit aux vacances pour tous par la création d'une aide au départ en vacances pour les enfants et adolescents mineurs (ADV). Cette aide serait ciblée sur les trois millions d'enfants et de jeunes de 4 à 17 ans qui ne partent pas en vacances.

Cette aide d'un montant minimum de 200 euros versée sous conditions de ressources serait affectée directement au financement de séjours organisés par les centres de vacances agrées.

 

 

PROPOSITION DE LOI

 Article 1er

1 - Il est créé une aide au départ aux vacances attribuée aux familles pour rendre effectif le droit aux vacances des enfants et adolescents mineurs de quatre à dix-sept ans.

2 - Une aide est versée sous conditions de ressources à toutes les familles ayant des enfants compris dans cette tranche d'âge pour tout séjour de vacances effectué dans un centre de vacances déclaré et dont l'autorisation de fonctionnement a été donnée par l'État.

3 - Le montant de cette aide est fixé annuellement par décret.

 Article 2

 Les charges pour l'État sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée Nationale le 22 juillet 2008.

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Commentaires

Monsieur le député,

Ne sachant à quel endroit de votre blog intervenir, je prends la suite de mon dernier commentaire du 12/07/2009 pour vous remercier du courrier que vous avez adressé au Secrétaire d'Etat chargé du logement et de l'urbanisme en espérant qu'il permettra de faire évoluer intelligemment les règles actuelles.
Avec toute ma reconnaissance, veuillez agréer, Monsieur le Député, l'assurance de mon profond respect.
Etienne Chevalier
Commentaire n°1 posté par Etienne Chevalier le 08/08/2009 à 07h47
Monsieur le Député,
Tout d'abord, merci pour votre prompte réponse à mon interrogation de dimanche dernier.
Comme vous m'y invitiez, j'ai donc téléphoné à votre secrétariat lundi à 9h, mais comme votre secrétaire n'était pas là, la personne qui m'a répondu m'a demandé de lui retransmettre un exemplaire de mon courrier d'août 2008, ce que j'ai fait en le joignant à un mail à l'adresse de la mairie de Boulogne sur Mer.
Afin d'éviter de vous relancer trop tardivement ultérieurement (remarque que vous me fîtes dans votre réponse), vous serait-il possible de m'indiquer le délai que vous considérez convenable pour une nouvelle interrogation de ma part?
Vous remerciant à l'avance, veuillez agréer, Monsieur le Député, l'assurance de mon profond respect.
Etienne Chevalier
Commentaire n°2 posté par Etienne Chevalier le 12/07/2009 à 20h41
Monsieur le Député,

Je suis enchanté de constater , que ce soit par ce blog, que ce soit par "le journal de votre député" n°1 de juin que j'ai reçu la semaine dernière dans ma boite à lettres, que vous semblez vous soucier des préoccupations des personnes de la 5° circonscription du Pas de Calais.

Vous devez effectivement être trop occupé car il ne vous reste même pas le temps, apparemment , de répondre aux courriers que l'on peut vous adresser, ou, du moins, en ce qui me concerne, à celui que je vous ai envoyé le 5 août 2008 concernant la "loi Demessine".

Je vous serais infiniment reconnaissant de bien vouloir y répondre ou de m'informer que ce sujet ne vous intéresse pas et que, par conséquent,je n'ai aucune réponse à attendre de votre part.

Vous remerciant à l'avance, veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de mon profond respect.
Commentaire n°3 posté par Etienne Chevalier le 05/07/2009 à 10h19
Cher Etienne Chevalier,

je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses si un courrier n'a pas reçu de réponse de ma part d'autant que j'ai à coeur de lire personnellement tous les courriers qui me sont adressés. Je regrette cette situation ; d'ailleurs je pense qu'il ne fallait pas attendre autant de mois avant que de me relancer. Merci de bien vouloir contacter mon secrétariat 03 21 87 80 02 afin qu'une suite soit réservée à votre requête.
Cordialement
Réponse de Frédéric CUVILLIER le 05/07/2009 à 10h57
Bonsoir,
N'y aurait il pas d'autres choses à faire que de payer des vacances à des enfants dits défavorisés ? Certes, pendant quelques jours, ils vont être heureux de découvrir un nouvel univers, la mer pour certains par exemple ; mais je pense que le retour à leur vie quotidienne risque d'être difficile. J'espère me tromper. Personnellement, je suis partie pour la première fois en vacances à l'âge de 17 ans. A l'époque, j'ai aujourd'hui 38 ans, je n'enviais pas les autres qui partaient un mois au camping de "pétaouchnock". Mes parents nous faisaient découvrir la région (il n'existait pas de carte SNCF famille nombreuse...). On était heureux et je ne regrette absolument rien. Au jour d'aujourd'hui, qui que ce soit, si on ne part pas en vacances, cela paraît bizarre alors que notre région tout comme chaque région de France mérite d'être découverte.
C'est ma conception de la vie. Profitons au quotidien dans la mesure du possible et cessons de se priver pour juste se payer 8 jours de vacances.
Commentaire n°4 posté par Pascaline Dufour le 23/04/2009 à 18h20
Monsieur le Député,
Je travaille pour une association complémentaire de l'éducation nationale où j'organise des vacances collectives pour les jeunes et des vacances familiales. Je soutiens avec conviction votre volonté de rendre effectif le droit aux vacances pour tous et la proposition de loi ci dessus. J'aimerais en savoir plus sur le devenir de celle-ci et sur d'autres travaux éventuels que vous pourriez avoir sur ce sujet
Commentaire n°5 posté par Toussaint Christine le 23/04/2009 à 09h40
Monsieur le Député, Aujourd'hui, de nombreuses villes de France se sont joints à Amnesty International pour dire non aux bombes à sous-munitions qui tuent ou entrainent mutilations ou amputations chez les populations civiles bien après les fins de conflits... Quel est votre position sur ce sujet et comprenez-vous que notre pays continue à fabriquer ces bombes ? ci-après article d'Amnesty Au Kosovo, en Irak, en Afghanistan... des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants sont victimes des bombes à sous-munitions. Massivement utilisées lors des derniers conflits, ces armes tuent et mutilent sans distinction entre civils et militaires, longtemps parfois après la fin des conflits. Scandalisée par les ravages causés par cette arme qui viole ouvertement le droit humanitaire international, Handicap International est engagée depuis 2003 dans un combat pour leur interdiction. En février 2006, la Belgique est le premier pays à interdire ces armes. En février 2007, à l'initiative de la Norvège, un processus diplomatique a été lancé en vue d'aboutir à un traité d'interdiction des BASM avant fin 2008. La France qui produit et stocke toujours ces armes, continue à avoir une position inacceptable dans les négociations. Les sous-munitions sont des mini-bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans des conteneurs. Disséminées au hasard de leur largage sur des surfaces très larges pouvant atteindre plusieurs centaines d'hectares, elles sont susceptibles d'atteindre des zones civiles. Et 5 à 40 % d'entre elles n'explosent pas au premier impact, se transformant de fait en véritables mines antipersonnel. Au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent. Plusieurs millions de sous-munitions ont été déversées lors des derniers conflits, sur l'Irak, l'Afghanistan et le Kosovo, faisant des milliers de victimes... Les sous-munitions non explosées, gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, représentent une menace permanente pour les civils. Parmi les victimes des mines antipersonnel, et engins non explosés au premier impact dont les sous-munitions, 85 % sont des civils, et 23 % des enfants ! Pour les victimes de ces armes, comme pour ceux qui luttent contre elles, il n'y a aucune différence entre une mine et une sous-munition non explosée : elles sont capables des mêmes atrocités, et bafouent les règles du droit international humanitaire, qui impose aux belligérants, en toutes circonstances, de faire la distinction entre civils et cibles militaires. Pourtant, alors que les mines antipersonnel sont interdites, les bombes à sous-munitions sont considérées comme légales ; leur utilisation n'est pas limitée. De nombreux pays, dont la France, continuent de produire, d'utiliser et d'exporter ces armes.
Commentaire n°6 posté par CHRISTOPHE CARPENTIER le 27/09/2008 à 23h42
VOILA LE DETAIL DU CGI Article 575 A Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 6 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002 Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 7 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002 Modifié par Loi n°2001-1246 du 21 décembre 2001 - art. 14 JORF 26 décembre 2001 en vigueur le 7 janvier 2002 Modifié par Loi - art. 58 (V) JORF 29 décembre 2001 Modifié par Loi - art. 61 JORF 29 décembre 2001 Pour les différents groupes de produits définis à l'article 575, le taux normal est fixé conformément au tableau ci-après : GROUPE DE PRODUITS/ TAUX NORMAL (applicable au 1er janvier 2002) Cigarettes : 58,99 Cigares : 20,00 Tabacs fine coupe destinés à rouler les cigarettes : 51,69 Autres tabacs à fumer : 47,43 Tabacs à priser : 40,89 Tabacs à mâcher : 28,16 Le minimum de perception mentionné à l'article 575 est fixé à 90 euros (1) pour les cigarettes. Toutefois, pour les cigarettes brunes, ce minimum de perception est fixé à 87 euros (1). Il est fixé à 45 euros (1) pour les tabacs de fine coupe destinés à rouler les cigarettes et les autres tabacs à fumer et à 55 euros (1) pour les cigares. Sont considérées comme cigarettes brunes les cigarettes dont la composition en tabac naturel comprend un minimum de 60 % de tabacs relevant des codes NC 2401-10-41, 2401-10-70, 2401-20-41 ou 2401-20-70 du tarif des douanes. NOTA:
Commentaire n°7 posté par CHRISTOPHE CARPENTIER le 27/09/2008 à 22h18
on nous dit qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'état mais si l'ont taxe les parachutes dorés de nos cher patrons il y aurait sufisament de fonds pour financer une telle mesure .En outre une petite question pourquoi les tenors du parti socialiste ne communique pas plus sur de telles propositions au lieu d'attendre le calendrier sarkozien
Commentaire n°8 posté par remy le 26/09/2008 à 08h40
Si l'on reproche essentiellement au P.S. de ne pas avoir de programme, vous par contre, vous débordez d'idées à appliquer dans des projets. Vos différentes lettres adressées aux Ministres retiendront-elles leur attention ? Vous savez démontrer que l'on peut trouver l'argent pour réaliser des plans sociaux, il suffit d'être courageux (C'est sans doute le plus difficile) et essayer de diminuer les injustices.
Commentaire n°9 posté par andré simone le 26/09/2008 à 08h31
Des précisions seraient utiles sur le financement. Le C.G.I. n'est probablement pas le livre de chevet d'une majorité des lecteurs.
Commentaire n°10 posté par JHP le 25/09/2008 à 17h29
 
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