Conseil des ministres de la Pêche de l’UE
Le ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric Cuvillier a participé, le 16 juillet, au Conseil des ministres de la Pêche de l’Union Européenne, lançant le cycle des négociations pour les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas 2013.
Le ministre a souhaité marquer par sa présence l’importance de ces négociations pour la pêche française. Les débats ont notamment permis de constater des tendances positives et une amélioration sensible des stocks. Le nombre de stocks exploités au rendement maximum durable (RMD) est en effet en augmentation constante depuis quelques années (53% des stocks étaient pêchés durablement en 2012, contre 25% en 2010). Cette amélioration est le fruit des efforts des professionnels pour améliorer leurs pratiques. Le ministre défendra des niveaux de TAC compatibles avec une approche équilibrée du développement durable, qui tiennent à la fois compte des hommes et de l’état des ressources.
Le ministre a par ailleurs appelé la Commission à faire preuve de fermeté concernant les pratiques unilatérales de l’Islande et des Iles Féroé en matière de pêche au maquereau. Les pêcheurs
français et européens ne peuvent pas faire des efforts en matière de durabilité, alors que certains Etats tiers ne font preuve d’aucun respect pour la ressource ou pour leurs engagements
internationaux.
En marge du Conseil, à l’initiative de la France et de la Pologne, huit Etats Membres (France, Pologne, Espagne, Portugal, Malte, Irlande, Slovénie, Lituanie) ont adopté une position conjointe
concernant les aides publiques à la flotte dans le cadre de la négociation du futur instrument financier de la politique commune de la pêche, le fonds européen pour les affaires maritimes et la
pêche (FEAMP). Cette position conjointe vise à donner à la flotte de pêche européenne, dont la moyenne d’âge avoisine les 25 ans, les moyens de sa modernisation et de son innovation face aux
enjeux environnementaux et énergétiques. Il est indispensable de doter cette flotte d’équipements modernes et innovants, afin d’agir pour la préservation de la ressource, d’améliorer les
conditions de travail à bord des navires de pêche et de réduire leur dépendance énergétique. Par ailleurs, les huit Etats Membres ont souligné la nécessité de maintenir des mesures ciblées
d’ajustement de la capacité de pêche, dans le respect des recommandations de la Cour des Comptes européenne.
Enfin, le ministre a rencontré la Commissaire européenne en charge de la pêche Maria Damanaki afin d’insister une nouvelle fois sur l’importance de la pêche profonde pour l’économie de plusieurs
ports et armements français et ainsi de donner une chance à un dialogue constructif avec la Commission européenne. Une éventuelle interdiction de certains engins de pêche, sans discernement,
aurait de très lourdes conséquences socio-économiques et ne serait pas acceptable, au regard des efforts déployés par les pêcheurs pour une gestion durable de ces ressources. Les mesures de
gestion d’une pêche profonde durable doivent permettre de préserver l’emploi sur le littoral, tout en renforçant la protection des écosystèmes marins vulnérables.
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