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Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer
1er Port de Pêche de France
1er Centre Européen de
transformation des
produits de la Mer
Pôle National de
compétitivité aquatique
Ville d'Art et d'Histoire
**** Fleurs
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Comment deux fils de boulanger boulonnais ont-ils pu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, devenir deux des plus grands acteurs de notre théâtre, côtoyer des chefs d’États, faire des représentations sur presque tous les continents ?
C’est ce que vont tenter d’expliquer, en cette année
2009, centenaire de leur décès, les Archives municipales et la Bibliothèque municipale de Boulogne-sur-Mer dans l’exposition organisée conjointement, Constant et Ernest Coquelin, l’art du comédien.
En effet, natifs de Boulogne-sur-Mer - Constant dit Aîné y est né le 23 janvier 1841, Ernest dit Cadet le 15 mai 1848, les frères Coquelin ont gravi un à un les échelons les menant au
firmament.
Partis très jeunes de leur ville natale, et après un passage réussi au
Conservatoire national, les frères Coquelin font les beaux jours de la Comédie-Française, où ils jouent aussi bien le répertoire classique, que contemporain.
Aîné, après un conflit retentissant avec la Comédie-Française, effectue de
nombreuses tournées à l’étranger, et s’investit parallèlement dans le théâtre privé. Il prend la direction de la Porte-Saint-Martin, où il crée notamment Cyrano de Bergerac. Cadet, de son côté,
s’illustre durant 40 années sur les planches du Théâtre Français, et est le précurseur du monologue, ancêtre de l’actuel one-man-show, qu’il interprète seul, dans les salons
privés.
Leur célébrité leur permet, en particulier pour Constant, de fréquenter les hommes d’Etat et souverains européens. Philanthropes, tous deux se donnent, de manière différente, au service des autres : Cadet, durant toute sa carrière, en prenant part à de nombreuses représentations caritatives, notamment à Boulogne, ou en léguant une partie de sa fortune à sa ville natale, Aîné en créant en Seine-et-Marne une maison de retraite pour les artistes, qui perdure encore aujourd’hui.
Tous deux s’éteignent au début de l’année 1909, Constant à l’âge de 68 ans, et Ernest de 60 ans. Si les funérailles de l’Aîné, en présence de nombreux représentants de l’État et du monde du spectacle parisien, sont célébrées à Couilly-Pont-aux-Dames, dans la maison de retraite qu’il a créée, Cadet reçoit l’hommage, plus simple mais plus touchant, de sa ville natale. Il est enterré au cimetière de l’Est, où la foule est telle qu’elle y cause des dégradations.
Au travers des 150 documents et œuvres
présentés, seront abordés de
nombreux
thèmes, depuis la famille, la jeunesse boulonnaise des deux frères Coquelin et le contexte culturel et théâtral de la ville, jusqu’à leur carrière artistique riche et foisonnante, le réseau de
relations qu’ils ont tissé, tant dans les milieux politique qu’intellectuel, l’impact de leur renommée, leur altruisme mais aussi cette funeste année 1909 et les hommages nombreux qui leur seront
rendus.
Une exposition riche de documents rares et inédits,
à découvrir du 24 octobre au 23 décembre aux Archives municipales de Boulogne-sur-Mer, 11, rue de Bertinghen
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