La politique des transports a une dimension européenne essentielle, qui passe par Berlin.
Dans tous les domaines des transports – aériens, ferroviaires, routiers et fluviaux - il y a des dossiers importants en discussion avec nos partenaires européens.
Cela s'est concrétisé pour moi par deux déplacements à Berlin. Mardi 11 septembre, j'ai assisté à une réunion
des « ministres Airbus ». Ce sont des rendez-vous réguliers avec mes homologues allemand, britannique et espagnol en charge de ce dossier. La première avait eu lieu en juillet, j'y participais
donc pour la deuxième fois. Nous y suivons la stratégie industrielle d'Airbus, mais il faut aussi avancer sur le dossier des ETS, c'est-à-dire la décision de l'Union européenne d'inclure toutes
les compagnies aériennes desservant l'Europe dans le système de quotas d'émission de carbone. Face à une polémique venue notamment de Chine et des Etats-Unis, j'ai rappelé que la France reste
attachée à ce principe, ce qui n'empêche pas de trouver une solution en négociant aussi à l'échelle mondiale.
Nouveau séjour à Berlin cette semaine, lundi et mardi, à l'invitation de la fédération allemande des industries
ferroviaires, pour l'ouverture du salon Innotrans, le plus grand salon mondial de l'industrie ferroviaire. J'ai eu à cette occasion deux rendez-vous politiques très importants.
L'un avec mon homologue allemand, Peter Ramsauer, que j'ai trouvé en accord avec la position française
concernant la gouvernance du système ferroviaire : elle doit bien rester un sujet national. Sur les transports routiers, il a également partagé nos craintes de voir s'installer un véritable
dumping social, avec des chauffeurs-routiers recrutés à l'est de l'Europe. Enfin, nous avons discuté au sujet des prises électriques qui alimenteront les voitures de demain, les voitures
électriques. Il faut trouver une norme qui s'impose en Europe, une prise unique pour le rechargement des batteries.
J'ai également rencontré le commissaire européen en charge des transports, Siim Kallas. J'ai refait le tour des
questions abordées auparavant avec mon homologue allemand. La Commission européenne part de positions souvent très libérales, j'ai eu l'occasion dans tous les domaines de rappeler nos
préoccupations sociales. Il a également été question des financements que l'Europe pourrait nous apporter pour les projets d'infrastructures de transport qui ont une ampleur européenne, comme le
projet de tunnel ferroviaire sous les Alpes, le « Lyon Turin ferroviaire », ou encore le canal Seine Nord Europe.
De droite à gauche:
Guillaume Pepy, Frédéric Cuvillier, Rüdiger Grube, Raimund Hosch, le ministre fédéral Peter Ramsauer et enfin Siim Kallas.
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Galopin 24/09/2012