Partager l'article ! Quasi-stagnation du SMIC : en pleine crise, un nouveau coup dur pour les salariés: Le gouvernement vient de décider une quasi-stagnation du ...
Député-Maire de Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer
1er Port de Pêche de France
1er Centre Européen de
transformation des
produits de la Mer
Pôle National de
compétitivité aquatique
Ville d'Art et d'Histoire
**** Fleurs
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Le gouvernement vient de décider une quasi-stagnation du SMIC, avec un petit +0,5% au 1er janvier correspondant strict minimum légal. Il n’y a donc eu aucun coup de pouce. Cela représentera une hausse royale du salaire horaire de 4 centimes d’euro : il passera de 8,82 euros à 8,86 euros.
Une telle décision est à la fois injuste socialement et dramatique économiquement.
- Alors que les charges fixes s’accroissent (loyers, transports…), les ménages modestes et moyens vont être doublement pénalisés et voir leur pouvoir d’achat diminuer.
- La consommation risque de s’effondrer en 2010 à la suite de l’augmentation du chômage et de la reprise de l’inflation. La France n’est pas sortie de la crise et le soutien au pouvoir d’achat des ménages devrait être une priorité pour assurer une reprise durable.
La décision du gouvernement est donc incompréhensible. Dans le cadre du plan de relance, il faudrait soutenir fortement la consommation.
Il est urgent que le Gouvernement amplifie le soutien à l’activité économique, à l’emploi et au pouvoir d’achat, ce qui passe d’abord par une revalorisation conséquente du Smic, d’au moins 2%.
Le SMIC est le salaire minimum auquel un salarié doit être payé. Ce minimum décidé par l'Etat, n'est pas à sa charge mais à celle des entreprises grandes mais surtout petites.
Nous sommes à l'échelle internationale en période déflationniste, les prix baissent grâce notamment aux pays à faible coût en main d'oeuvre, ce qui nous permet à contrario d'augmenter notre pouvoir d'achat.
Par contre, les services, les collectivités locales, l'Etat, la médecine, voilà des secteurs qui ne baissent pas, loin de là...
L'augmentation du SMIC entraine tous les salaires vers le haut mais baisse notre compétivité et fragilise les entreprises dont la grande majorité ont une trésorerie à minima aujourd'hui.