RSA : Non au dévoiement !
Le RSA devait être une bonne mesure. La droite s’en est approprié et l’a dénaturé.
Le Parti socialiste avait soutenu l’idée du revenu de solidarité, dés lors qu’il s’agissait d’une mesure de lutte contre la pauvreté au travail et en faveur de l’insertion sociale et professionnelle. Ce n’est pas ce que propose le gouvernement, dont le projet de loi dévoie le projet initial :
Le financement du RSA est injuste socialement
S’agissant de solidarité, le RSA devrait être porté par tous, en fonction de ses revenus. Or, le gouvernement de droite choisit de faire financer le RSA par une taxe sur les petits épargnants - les grands étant… épargnés, du fait du bouclier fiscal - ou par les départements, sommés in fine d’intervenir financièrement, aggravant une fiscalité locale déjà profondément injuste.
Pas de contraintes pour les entreprises
Aucune contrainte n’est prévue pour les entreprises. Conséquences :
- Un risque important de multiplication des temps partiels,
- Et la possibilité pour un salarié de rester au RSA… jusqu’à sa retraite, puisque la droite ne prévoit pour l’employeur aucune obligation d’augmentation de salaire ni de dispositif de sortie du RSA. Les employeurs auront beau jeu de maintenir de bas salaires, alors que leurs salariés percevront un « complément » issu de l’argent public.
Aucun dispositif pour l’accompagnement social du retour à l’emploi
Le RSA « Sarkozy » fait de l’emploi l’alpha et l’oméga de son dispositif.
- Aucune mesure n’est prise pour accompagner les personnes en grande difficulté sociale, dont le retour vers l’emploi nécessite des dispositifs particuliers ; une sorte de double peine : pas d’aide à l’insertion et le risque de radiation du service public de l’emploi et du RSA pour ceux qui auraient pu refuser, notamment en l’absence d’accompagnement, deux propositions d’emploi.
- Une carence d’autant plus grave que, dans une période de chômage croissant, aggravé par les choix économiques du gouvernement actuel, ce dispositif se heurtera inéluctablement à la réalité du marché de l’emploi.
Alors que le Pôle National de Compétitivité Aquatique est menacé de délabellisation suite
à un rapport remis dernièrement au gouvernement, j’ai souhaité intervenir auprès du Premier Ministre ainsi qu’auprès de M. Borloo, M. Barnier et Mme Lagarde, afin de les alerter sur les
conséquences désastreuses de cette décision dans un monde économique en crise.
En avril dernier, les caméras de LCP (La Chaîne Parlementaire) ont filmé le quotidien du
Député-Maire pendant plusieurs jours dans le cadre de l'émission "Permanence"

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