Les échos du chantier de l'Espace Lumière
1er Port de Pêche de France
1er Centre
Européen de
transformation des
produits de la Mer
Pôle National
de
compétitivité aquatique
Ville d'Art et d'Histoire
**** Fleurs
39
ans
Député-Maire de
Boulogne-sur-Mer
Président de la CaB
Administrateur de l'Association Nationale des Elus du
Littoral
Membre du Conseil National du Littoral
Président de Habitat du Littoral
1er Secrétaire de la Section socialiste de Boulogne sur Mer
Les échos du chantier de l'Espace Lumière
Sous l’autorité
d’Édouard Balladur, le Comité pour la réforme des collectivités locales s’est fixé pour objectif de simplifier l’empilement des responsabilités territoriales en
France.
Ou comment alléger le mille-feuilles administratif
français.
Dans les tiroirs depuis plusieurs années, le « grand chantier » de la réforme des territoires est sur les rails, après la création de la Commission Balladur invitée à plancher sur la généralisation des « financements croisés » qui engagent plusieurs niveaux de collectivités autour d’actions communes. L’enjeu est de taille, d’autant que le triptyque « État, département, commune » a cédé sous les poids de l’empilement de nouveaux échelons administratifs et politiques. Aux 36 782 communes et 100 départements, regroupant 4 039 cantons, sont venus s’ajouter ainsi 26 régions, 334 « pays » et 2 580 groupements intercommunaux à fiscalité propre.
Calcul politicien
La situation n’est plus tenable. Mais le scénario imaginé par la droite pose question. Il prévoit de rapprocher régions et départements, en faisant siéger les mêmes élus dans les deux assemblées et suscite bien des inquiétudes chez les socialistes qui voient dans ce projet une attaque en règle contre les exécutifs détenus dans leur grande majorité par la gauche. « Plutôt que d’envisager une nouvelle réforme institutionnelle, l’urgence est à la clarification des compétences entre les collectivités locales et entre celles-ci et l’État, estime Alain Rousset, président de l’Association des régions de France (ARF). Le retour de la croissance et de l’emploi et de l’assainissement des finances publiques passe par le renforcement des régions. Le reste n’est que calcul politicien et entrave au bon fonctionnement de la décentralisation.»
L’idée d’une diminution des échelons figurait dans les propositions de la commission Attali qui avait ouvert une véritable polémique en prônant la suppression des départements. Depuis, initiatives et groupes de travail se sont multipliés. Le chef de file de l’UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, a le premier saisi la balle au bond en inscrivant cette réforme au rang de chantier prioritaire de la « coproduction législative ». Il a aussitôt annoncé la mise en place d’une commission de députés et sénateurs de l’UMP et du Centre, chargée d’émettre des recommandations d’ici la fin de l’année sur la création d’une collectivité unique.
Inquiétude
« Depuis plusieurs mois, une confusion est entretenue, annonçant un jour la suppression du département,
leur fusion avec les régions le lendemain, ce qui provoque l’inquiétude», déplore Claudy Lebreton, président de l’Assemblée des départements de France (ADF). Il presse le gouvernement de « cesser de remettre en cause des collectivités qui sont avant tout des services publics, des agents, qui chaque jour protègent nos
concitoyens, améliorent leur vie quotidienne, luttent contre les inégalités sociales et territoriales, investissent pour l’avenir de nos enfants et de nos territoires ». Pas sûr que le
gouvernement l’entende de cette oreille, d’autant que le chantier de la réforme préconisée par l’UMP tient davantage du calcul politicien que d’une clarification des
compétences.
Le Parti socialiste dénonce et s’oppose au désengagement financier de l’État dans les budgets des Associations Éducatives
Complémentaires de l’Enseignement Public. Agréées par le ministère de l’Éducation nationale, ces associations œuvrent au quotidien sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux
côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et péri-scolaire, au service de l’Ecole publique et laïque. En ce sens, elles portent au cœur de leurs actions la défense et
la promotion des valeurs du service public d’éducation dont elles sont des partenaires incontournables.
Cette décision du gouvernement SARKOZY-FILLON-DARCOS va touche
r de plein fouet des milliers de jeunes qui ne pourront plus être soutenus et des milliers de bénévoles
qui ne pourront plus être accueillis. Au moment où le gouvernement prétend agir pour la réussite de tous, cette mesure inacceptable porte un nouveau coup au principe d’égalité des chances.
Elle programme de fait la disparition des mouvements d’Éducation populaire, ciment de citoyenneté et du « vivre ensemble » dans notre société, en particulier dans les territoires sensibles, au
plus près de ceux qui en ont le plus besoin.
C’est pourquoi, solidaire des associations agréées partenaires de l’École, des enseignants, des autres professionnels de l’Éducation, des parents et des élus, le
Parti socialiste demande au gouvernement de revenir sur cette décision en affectant l’intégralité des budgets prévus, au service de la réussite pour tous.
Lors de sa séance plénière, le groupe socialiste, radical et citoyen a auditionné l’intersyndicale de
France Télévisions sur la réforme de l’audiovisuel public.
Une opposition unanime s’est exprimée à l’égard des deux points durs de la réforme - la suppression de la publicité et la nomination/ révocation du président de France Télévisions par décret –
qui attentent à l’indépendance financière, politique et éditoriale de France Télévisions. Les représentants des personnels de France Télévisions estiment que les financements de
remplacement vont appauvrir le service public et conduire à ce qu’ils appellent « un plan social élyséen ».
Autres motifs
d’inquiétude, les menaces qui pèsent sur le périmètre de France Télévisions. L’intersyndicale redoute que la réforme entraîne la fermeture de certaines chaînes du groupe et remette en cause la
dimension nationale de FRANCE 3.
Un appel à une journée de mobilisation a été lancé
pour le 25 novembre, date de l’examen du projet de loi devant l’Assemblée nationale.
Contrairement à ce que tente de faire croire le pouvoir, les personnels de France Télévisions et leurs organisations syndicales ne militent pas pour le statu quo.
Ils appuient la démarche engagée par leur direction visant à construire « une entreprise commune » et à s’adapter aux mutations de la télévision et des nouvelles
technologies.
Les députés Socialistes, Radicaux et Citoyens ont dit très clairement leur soutien aux personnels de France Télévisions. Dans leurs interventions, comme dans leurs amendements, ils défendront l’indépendance, l’intégrité et l’évolution négociée du service public de l’audiovisuel.
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